Charge mentale : gérer la rentrée sans stresser (ou presque) - Élhée

Charge mentale : gérer la rentrée sans stresser (ou presque)

SOMMAIRE DE L'ARTICLE :

  • Travail, école, maison… : 5 pistes pour aborder la rentrée du bon pied
  • 3 astuces pour accompagner la rentrée de bébé
  • Reconnaître et apprivoiser la charge mentale
  • Charge mentale, les signes qui doivent vous alerter

Ça y est, la rentrée est arrivée ! Avec sa cohorte de nouveaux projets, de tâches à préparer, de fournitures scolaires à acheter, de nouvelles activités extrascolaires à choisir… tout un rythme nouveau à adopter en plus du changement de saison à aborder. Reste à savoir qui va gérer son organisation et sa coordination. Du côté des couples hétérosexuels les choses sont claires, les femmes gèrent ! Tant et si bien que ce travail porte un nom : la charge mentale.

Travail, école, maison… : 5 pistes pour aborder la rentrée du bon pied

Tout le monde au lit ! (Vous y compris)

C’est un grand classique des périodes de rentrée scolaire et de reprise du travail, mais reprendre un rythme de sommeil régulier et efficace est essentiel pour les enfants comme pour les parents.

Pour éviter les crises de larmes, la pression, les retards et les disputes, mettez tout le monde au lit suffisamment tôt. Ainsi, chacun a le temps de profiter de ses petits rituels avant de dormir : lecture, histoire du soir, bilan de la journée… Tout le monde peut alors appréhender la fin de journée avec plus sérénité.

On anticipe toute charge de travail qui peut l’être

De la liste des courses aux vêtements que bébé portera cette semaine, en passant par le choix des repas du soir ou l’inventaire des prochains anniversaires à ne pas rater : anticipez tout ce qui peut l’être avant la reprise.

Attention, l’idée n’est pas de surcharger vos derniers jours de vacances et de friser le burn-out ! On vous conseille plutôt de prendre 15 à 30 minutes régulièrement, quand vous vous sentez bien, disponible et reposée pour planifier. À chaque case cochée, c’est autant de charge mentale libérée.

On vide son sac et on évacue le stress

Au propre comme au figuré, vider son sac fait du bien ! Au propre, retirez les derniers grains de sable et vérifiez que votre crème solaire n’est plus rangée dans votre trousse de beauté. Au figuré, dite à qui veut l’entendre (ou ne veut pas d’ailleurs) combien cette rentrée vous frustre, vous enchante, vous excite, vous déprime ou vous fatigue, tout simplement parce que cela fait du bien.

On met tout la famille à contribution

Pour une majorité de femmes intendance = charge mentale. Courses, rendez-vous médicaux et/ou vétérinaires, activités extrascolaires, dossiers à remplir, cadeaux à acheter, réunions de famille à organiser… La liste est longue et ne s’arrête jamais là.

Pour une vie plus légère, répartissez les tâches domestiques à la maison ! À chacun ses affaires et pour le reste, vive la répartition et l’équité dans le couple.

On ne se force pas et on reste soi-même

Rentrée des classes, retour au travail, lancement d’une nouvelle activité professionnelle, d’un nouveau produit ou reprise d’une routine bien ancrée, rien ne vaut pour le mental, le naturel et son expression.

Pour éviter un maximum d’injonctions et vous libérer de la charge mentale qui les accompagne trop souvent, restez vous-même envers et contre tout (ou tous !). Osez dire « non », « je ne sais pas », « je n’aime pas » ou « je ne veux pas » dès que vous en ressentez le besoin.

3 astuces pour accompagner la rentrée des bébés

De la souplesse dans les horaires

Premiers jours de crèche ou première rentrée scolaire, prenez si vous le pouvez, le temps d’accompagner votre tout petit et d’aller le chercher. Anticipez aussi le fait que l’on puisse vous appeler plus tôt dans la journée. Parce qu’un bébé détendu vous fait gagner en paix intérieure et en tranquillité, votre niveau de charge mentale s’en ressent.

Des repères au quotidien

Pour vous libérer l’esprit, créez des rituels, installez des habitudes. C’est particulièrement vrai avec les tout-petits. Grâce à ces repères, votre bébé n’est pas pris au dépourvu. Chaque rituel mis en place lui indique la prochaine étape de sa journée.

  • Vérifier chaque matin au même moment, le contenu du sac à langer donne à bébé le top départ.
  • Utiliser un doudou, un mouchoir, une couverture… à glisser dans le sac de crèche ou à emporter à l’école, crée le lien entre vous et la collectivité.

De la confiance à votre enfant

Nous le savons, vous le savez, les bébés possèdent une incroyable capacité d’adaptation. Aussi, leur faire confiance permet d’évacuer en partie, stress et charge mentale.

Le lit n’est pas le même à la crèche qu’à la maison ? Pour boire, on lui propose un verre plutôt qu’une tasse à bec ? Les volets du dortoir ne sont pas complètement fermés contrairement à ses habitudes chez vous ? N’essayez pas de révolutionner son fonctionnement à la maison ou d’adapter celui de la collectivité dont dépend votre bébé. Il est fort possible que ce qui ne fonctionne pas chez vous fonctionne à la crèche ou à l’école, et inversement.

Reconnaître et apprivoiser la charge mentale

Le lexique du droit du travail définit la charge mentale comme « l’ensemble des sollicitations reçues par le cerveau durant une période donnée ».

Or, au 21e siècle la charge mentale est partout, les sollicitations sont constantes et - dans le cadre familial - majoritairement adressées aux femmes. C’est d’ailleurs souvent au cours de sa grossesse que la future mère apprend à gérer les besoins de son enfant. Une habitude qui perdure après la naissance et ne s’estompe pas après la reprise du travail en entreprise.

Charge mentale, les signes qui doivent vous alerter

  • Vous êtes constamment fatiguée, impatiente et même irritable. C’est le début de l’épuisement physique et mental.
  • Vous vous sentez déprimée. Vous pensez que vous n’y arriverez pas, que vous ne pourrez pas tenir en même temps les rôles de mère, intendante, cuisinière, compagne, salariée, entrepreneuse… Et pour cause !
  • Vous perdez progressivement l’envie de sortir, de voir vos amis, votre famille, d’avoir des activités… Même votre libido et vos relations de couple peuvent en souffrir.

Bien sûr, écrit noir sur blanc le constat paraît simple. Pourtant, la charge mentale (ou épuisement mental) ne doit pas être prise à la légère. Si vous vous reconnaissez dans le premier point, agissez avant d’atteindre le second ! Lâchez prise, oubliez la perfection, offrez-vous du temps rien que pour vous, échangez avec votre conjoint, demandez de l’aide à vos parents, consultez ou prenez des vacances en solo si vous le pouvez. Tout est bon pour éviter le burn-out !

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