Il y a des hommes qui semblent tout porter à la fois, sans que rien ne déborde. Louis Marty est de ceux-là. Fondateur de la marque Merci Handy sportif, mari, père de 2 enfants et beau-père d'une ado, il incarne une certaine idée de la paternité moderne : engagée, humble, et profondément aimante. Nous avons eu envie de lui poser quelques questions sur ce que la paternité fait à un homme. Sur ce qu'elle lui apprend de lui-même. Rencontre.

Louis, en quelques mots, qui es-tu ?
Louis Marty, entrepreneur depuis toujours et fondateur de Merci Handy. Je suis marié à Alexandra, papa d’Ella (5 ans) et d’Alessio (10jours), et beau-papa de Sienna (15 ans). Passionné de sport, je cours, participe à des Hyrox, grimpe des montagnes et j’aime me lancer des défis qui me font grandir. J’aime surtout vivre ces aventures et partager ces moments avec ceux que j’aime. Toutes mes amitiés d'aujourd'hui repose sur le mouvement et le sport.
Pour toi, devenir père a-t-il toujours été une évidence ?
Oui, sans hésiter. Entreprendre me passionne, mais rien ne m’a jamais semblé plus important que de devenir père. J'ai toujours rêvé de construire une famille. Je ne savais pas exactement à quoi ressemblerait la paternité, mais je savais que je voulais aimer, protéger et accompagner des enfants dans leur propre histoire.
Quel est le plus grand défi dans la paternité ?
Accepter qu'on ne contrôle pas tout.
Accepter de ne pas toujours avoir les réponses.
Les enfants nous poussent constamment à nous remettre en question, et finalement on grandit presque autant qu’eux.
Être beau-père avant de devenir père t'a-t-il aidé à te construire dans ce rôle ?
Oui, mais surtout parce que cela a été un vrai challenge. Trouver sa place auprès d’un enfant qui a déjà une histoire, apprendre à aimer sans chercher à remplacer qui que ce soit, accepter les doutes… Sienna m’a beaucoup appris sur la patience, l’humilité et la force des liens que l’on construit au fil du temps.
Papa, beau-papa, mari, chef d'entreprise, sportif… comment arrives-tu à tout concilier ?
Je n'y arrive pas toujours. J'essaie simplement d'être pleinement présent là où je suis. Avec le temps, j'ai compris que la qualité de l'attention compte souvent plus que la quantité de temps.

Ce que la paternité t'a appris sur toi-même ?
Qu'on peut aimer beaucoup plus fort que ce que l'on imaginait. Elle m'a aussi appris à ralentir, à relativiser et à comprendre que certaines réussites n'ont rien à voir avec le travail ou l'argent.
Quel père veux-tu qu'ils voient en toi dans vingt ans ?
J'aimerais qu'ils voient un père aimant, rassurant et cohérent. Quelqu'un qui les a encouragés à être eux-mêmes et qui a toujours été là, dans les grands moments comme dans les plus ordinaires (et les moments ordinaires du quotidien sont très importants)
Quel conseil aurais-tu aimé que l'on te donne avant d'être papa ?
Tu ne seras jamais parfaitement prêt, et c'est très bien ainsi. Les enfants n'ont pas besoin d'un père parfait ; ils ont surtout besoin d'un père présent.